3 Juin, 2021
par Babycloser

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Faire des câlins à son bébé le rendra plus empathique à l’âge adulte

Une récente étude confirme les pouvoirs surprenant des câlins. Les chercheurs ont étudié durant deux décennies l’impact du contact maternel peau à peau avec son enfant dès la naissance. Les premiers contacts maternels avec son nouveau-né auraient une influence sur la capacité à éprouver de l’empathie une fois adulte.

Le contact maternel a des effets mesurables

D’après l’étude israélienne publiée dans la revue PNAS, un enfant câliné sera plus empathique à l’âge adulte. En effet, pendant deux décennies, les chercheurs ont observé une centaine de personnes, de la naissance à l’âge adulte. Ils ont ainsi pu constater que le contact maternel avec son nourrisson a des effets mesurables sur leur développement socio-émotionnel des années plus tard.

Pour mesurer l’impact de ce contact mère / enfant, ces chercheurs ont scindé les nouveau-nés en trois catégories :

  • Les bébés nés à terme en bonne santé, dont les contacts avec la mère sont facilités ;
  • Les bébés prématurés incubés, qui n’ont pas été en contact physique avec leur mère pendant au moins deux semaines ;
  • Les bébés prématurés plus stables, avec qui les mères ont eu un contact peau à peau, au moins une heure par jour pendant au minimum 14 jours consécutifs.

Le bilan de cette étude montre que « la mise en place de contacts entre la mère et son nouveau-né a amélioré la synchronisation sociale tout au long du développement, de la petite enfance à l’âge adulte ».

Les chercheurs ont remarqué deux zones particulièrement actives dans le cerveau :

  • L’amygdale, le centre d’identification non conscient des émotions ;
  • L’insula, la zone où l’on intègre les signaux de son propre corps aux signaux de l’état émotionnel d’une autre personne (synchronies).

Dès trois mois, les premières synchronies sociales interviennent, et continuent de mûrir tout au long de l’enfance et de l’adolescence.

Les câlins maternels améliorent la capacité d’empathie à long terme

Grâce à une adaptation continue, d’abord aux signaux non verbaux du nourrisson, puis aux communications verbales et affectives de l’enfant plus âgé, les parents orientent les enfants vers des moments sociaux. L’expérience précoce de la synchronie joue un rôle clé dans le développement socio-émotionnel des enfants. Il a été démontré qu’elle prédisait la capacité ultérieure de l’enfant à s’engager avec ses pairs, à réguler ses émotions, à gérer le stress. Ils font preuve d’une compréhension empathique, indiquant que les améliorations de la synchronie mère / enfant à ses débuts peuvent avoir des effets à long terme sur la capacité d’empathie et ses fondements neuronaux.

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